La prévention contre la chicha

 

La chicha ou narghilé ou pipe à eau est une façon de fumer traditionnelle au Maghreb et au Moyen-Orient.
En France, avec l’attrait de l’orientalisme, des bars à chicha s’ouvrent un peu partout, favorisés par la croyance en l’absence de risque (la fumée est inhalée après avoir « barboté » dans l’eau, ce qui éliminerait les toxiques).

OR, LE DANGER EST REEL :

Il y a moins de toxiques dans la fumée, mais chaque bouffée a un volume 10 fois supérieur à une bouffée de cigarette, avec un apport en nicotine et en monoxyde de carbone important, et un risque d’induction de la dépendance. La fumée est produite en grande quantité, avec un tabagisme passif très important. Il existe un risque infectieux (l’embout est utilisé par plusieurs fumeurs). Enfin, une « soirée chicha » se solde par une moyenne de 30 à 40 bouffées par personne, soit l’équivalent de 1,5 à 2 paquets de cigarettes.

Comme le souligne l’OMS, fumer la pipe à eau provoque maladies pulmonaires et cardiovasculaires et cancers, de la même façon que le tabagisme « classique». Le passage de la fumée dans l’eau n’élimine pas les composantes toxiques. L’eau retient une fraction de la nicotine, ce qui incite le fumeur à inhaler plus profondément pour obtenir un même effet, et l’expose donc à des quantités plus importantes de substances carcinogènes, de métaux lourds et de monoxyde de carbone, produits par la combustion du tabac et celle des braises).

Une séance de narguilé d’une heure correspond à l’inhalation de 100 à 200 fois le volume de fumée inhalée par cigarette. Ceci pose un problème tant pour les fumeurs de narguilé que pour leur entourage. Le risque sanitaire, bien réel, concerne aussi bien les « fumeurs actifs » que les nonfumeurs exposés à la fumée. Ce « narguilé passif » est à considérer sérieusement, notamment pour les enfants et les femmes (surtout enceintes) vivant dans les pays où la pipe à eau est une habitude sociale et culturelle.
Enfin, le partage convivial du même embout à plusieurs a son revers : c’est un excellent mode de transmission de certaines maladies parmi lesquelles la tuberculose, l’herpès buccal ou certaines hépatites virales.

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