L’exposition à la pollution automobile altère les fonctions intellectuelles.

L’exposition à la pollution automobile altère les fonctions intellectuelles.

Les particules fines générées par la circulation automobile augmentent le risque de maladie coronarienne, d’accidents cardiovasculaires et de mortalité. Les altérations physiopathologiques engendrées par la pollution atmosphérique chez les personnes qui vivent près des grands axes routiers touchent probablement tous les territoires vasculaires, y compris la microcirculation cérébrale. Il était donc logique de penser que les performances cognitives des seniors qui sont quotidiennement exposés à ce type de pollution puissent être amoindries. Pour le vérifier, 765 sujets âgés de 78 ans en moyenne et qui vivaient à domicile, ont été recrutés. Leur santé physique et mentale a été estimée à 2 reprises et à 17 mois d’intervalle. Une batterie de 6 tests neuropsychologiques a permis d’évaluer leurs performances cognitives. Leur score global, estimé par le MMSE, devait être au moins égal à 18 en début d’étude. Le lieu d’habitation des participants était situé entre quelques mètres et 3 km d’une artère principale, avec 10% des sujets vivant à moins de 100 m d’une route à grande circulation. Globalement, après ajustement sur les principaux facteurs de confusion, les performances intellectuelles, et plus particulièrement la mémoire immédiate et retardée ainsi que la fluence verbale et les fonctions exécutives, étaient significativement plus faibles chez les personnes qui habitaient à moins de 100 m d’une rue très passagère et s’amélioraient graduellement avec l’éloignement du domicile. Les personnes de moins de 77 ans ainsi que celles qui avaient un niveau d’instruction au dessus de la moyenne semblaient plus touchées que le reste du groupe. Ces résultats confirment que la pollution induite par le trafic routier a des conséquences tout à fait mesurables sur notre santé.

Prenez aussi soin de vous!

Pour octroyer des soins palliatifs à un individu en fin de vie et assumer les responsabilités qui en découlent en plus de toutes celles qui font déjà partie de votre quotidien, il faut d’abord prendre soin de vous-même. Certaines personnes éprouvent un sentiment d’égoïsme lorsqu’elles prennent un peu de temps pour elles. Si c’est votre cas, dites-vous plutôt que prendre soin de vous-même est une bonne façon de garder le moral et faire le plein d’énergie pour continuer d’offrir les meilleurs soins palliatifs  qui soient à la personne dans le besoin. Accompagner un être dans la maladie est une tâche exigeante et il faut être fort pour surmonter les difficultés.

En vous informant sur les effets de la maladie et sur ses conséquences sur le plan affectif, vous aurez moins de difficulté à anticiper et accepter progressivement les changements, à mesure que l’état de santé de l’être cher se détériore.

Parler de ce que vous vivez avec vos proches et amis est une bonne méthode pour évacuer le stress. Il existe aussi des programmes d’entraide destinés aux aidants naturels. Exprimer vos craintes et frustrations auprès de personnes qui ont vécu des événements semblables à ceux que vous vivez actuellement, peut vous aider à trouver des réponses et des façons de voir et de faire qui peuvent vous être utiles.

Ne vous sentez surtout pas dans l’obligation de tout faire. Le fait de prendre soin d’un être en fin de vie apporte son lot de nouvelles tâches en plus d’affecter votre état émotionnel. Offrir les soins, assumer son rôle de partenaire ou de parent, être pourvoyeur, accomplir les corvées ménagères, la cuisine ainsi que toutes les autre tâches à la perfection ne fera que vous exposer à un plus haut niveau de stress. Planifiez des repas rapides et simples pour ces moments où vous n’aurez ni le temps, ni l’envie de cuisiner. N’hésitez pas à demander de l’aide et surtout, ne vous sentez pas gêné d’accepter le support qu’on vous offre.

Lorsque vous êtes dépassé par les événements, frustré ou fatigué, ne vous sentez pas coupable. Prenez un peu de recul et acceptez votre réaction face à ce que vous êtes appelé à vivre. Cela signifie probablement qu’il est temps de prendre un moment pour vous, dans le but de vous aider à continuer. Sortez faire une promenade, faites-vous masser, allez voir un film ou faite une autre activité qui vous permettra de décrocher. Si vous n’aimez pas laisser l’autre personne seule, trouvez une solution. Procurer-vous un cellulaire pour être joignable en tout-temps et demandez à une personne de confiance de vous remplacer pendant votre absence.

Ne puisez pas toute votre énergie à effectuer des corvées. Réservez-vous des moments pour la détente. Ayez une saine alimentation, faites de l’exercice et assurez-vous de dormir suffisamment. En accordant de l’importance à votre bien-être physique et mental, vous aurez d’avantage d’énergie pour assumer votre rôle d’aidant naturel. Plus vous êtes en bonne forme, plus vous serez efficace!